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Le Port Autonome de Strasbourg, 2ème port fluvial de France. Qui l’eut cru ?

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Le Port Autonome de Strasbourg, 2ème port fluvial de France. Qui l’eut cru ?


Il y a un port à Strasbourg ? C’est comme ça que nous avons été interpellé par la cellule de communication du Port Autonome de Strasbourg. Et à vrai dire, la question nous a semblé légitime tant il est difficile de savoir que la ville cache en son sein des centaines de containers, manipulés, manœuvrés et déplacés en permanence à quelques centaines de mètres de la cathédrale.
Le port étant en pleine mutation, nous avons été invité à nous rendre sur place pour constater tout ça par nous même.

  • Quelques chiffres

Pour ses 90 ans, en 2016, le PAS (c’est le diminutif de Port Autonome de Strasbourg) évolue de façon profonde en devenant un groupe structuré autour de la maison-mère et ses deux nouvelles filiales détenues à 100% : Batorama et Rhine Europe Terminals.

Quand on parle du Port Autonome, il faut comprendre que l’on parle en fait de 4 ports : Strasbourg, Lauterbourg, Beinheim et Marckolsheim, soit 100 kilomètres de façade fluviale.

Aujourd’hui, le PAS est le 2è port fluvial de France (le premier étant Paris). Le trafic qu’il génère est estimé à 7,5 millions de tonnes, soit 420 000 conteneurs par an. Le top 3 des marchandises affrétées – aussi bien dans le sens des entrées que des sorties – sont les produits pétroliers, les matériaux de construction et les produits agricoles.

Pour organiser tout cette logistique, ce sont 10 000 emplois, répartis auprès de 320 entreprises qui œuvrent dans divers domaines d’activités du bassin portuaire : sociétés de traitement des déchets, métallurgie, hébergeur web (OVH)…

  • Un port qui se rapproche de la ville

L’idée de la direction du Port Autonome de Strasbourg est de faire du port un point d’ancrage, un lieu de vie à part entière intégré au quotidien de la ville comme celui de Marseille, du Havre, d’Anvers, de Hambourg… Certes, il s’agit là de ports maritimes, mais la finalité reste la même : s’intégrer dans le paysage urbain, devenir un lieu avec lequel les habitants s’identifient.

Ainsi, une nouvelle signalétique est mise en place : d’une part, elle permet de mieux s’orienter dans la zone portuaire ; d’autre part, elle renforce l’identité propre à la communauté portuaire.

Petit à petit, les Strasbourgeois associeront la ville non plus seulement à la cathédrale, mais également à des portiques portuaires, tels qu’on en voit déjà à Rivetoile. C’est également dans ce but que le PAS se porte partenaire de l’Ososphère : le port est un acteur du développement de la ville, une zone urbaine où il est tendance de se rencontrer.

  • Un lieu en pleine rénovation

La Capitainerie, pourtant symbole du port, est actuellement inoccupée. Un projet de rénovation est d’ores et déjà en cours et la fin de travaux marquera l’entrée du PAS dans une nouvelle ère. C’est ainsi tout le quartier du Port du Rhin qui va faire sa mue pour devenir enfin un interface entre la ville et le port.

Une fois la rénovation du lieu terminée, prévue fin 2019, le PAS quittera alors son siège historique rue de la nuée bleue pour s’installer dans des bureaux ultra modernes. Quant à la capitainerie, elle abritera un restaurant accessible à tout le monde.

  • Kuriocity en exploration au PAS

Nous avons eu la chance de pouvoir aller découvrir les infrastructures du port autonome et de profiter d’une visite ludique d’un terminal à base de panorama géant sur la cathédrale et de grue qui déplace des conteneurs façon joystick de Playstation :

Pour compléter cet aperçu des lieux, n’hésitez pas à visionner la vidéo ci-dessous :

Vous pouvez également vous rendre sur le site du PAS avant de vous rendre par vous même flâner dans la zone portuaire. C’est la future « place to be » de Strasbourg !

 


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