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Le petit cabinet du Pont de Pierre

L'histoire du petit cabinet du pont de pierre

Le petit cabinet du Pont de Pierre


Tout Strasbourgeois se rendant de la Place de la République à la Place de l’homme de fer (ou inversement, hein…) en passant par les quais sera forcément passé devant, en y prêtant plus ou moins d’attention, mais pourtant, il y a sur le chemin un petit bâtiment qui mérite que l’on s’y attarde quelques minutes.

A l’angle de la rue du Faubourg de Pierre et du Quai Finkmatt, à côté du Pont de Pierre, existe en effet ce que certains appellent «édicule» , et d’autres, plus prosaïques (comme moi),  un « petit cabinet ».

Si vous ne voyez toujours pas de quoi je veux parler, voici un petit indice qui devrait vraisemblablement vous permettre de mieux visualiser : le lieu abrite à ce jour – 1er août 2017 – une mini-expo pour le moins intrigante où des poupées suspendues sont englouties par des gants en latex remplis d’eau…

Mais avant de devenir le lieu d’exposition actuel, l’édicule a eu bien d’autres fonctions. Et on peut dire que son histoire semble aussi riche que l’endroit est petit.

Vraisemblablement construit en 1891 en tant que poste de douane, lorsque les denrées acheminées par les ponts d’accès au centre ville étaient encore taxées, le petit cabinet a ainsi alternativement fait office de poste de contrôle pendant la deuxième guerre mondiale, de « chalet de nécessité », de toilettes pour hommes, et accessoirement de lupanarBref, sans aucun doute un charmant petit coin où il devait faire bon vivre.

Pourtant, les années et décennies passant, l’endroit a dû être jugé peu digne intérêt, puisqu’il a été fermé au public en 1988. Puis, rénové en 2010, il accueille désormais diverses expositions, à vocation expérimentale étant donnée la configuration de ce local de fortune sur le Pont de Pierre.


« Le défi ? Abriter dans ce lieu insolite des réalisations originales, qui tiennent compte de ses spécificités et de ses contraintes. Les œuvres ne sont visibles que de l’extérieur, à travers la porte vitrée. L’objectif est d’interpeller le regard du passant en lui proposant la découverte d’une œuvre d’art contemporaine. »

Blog enviedequartier


La dernière réalisation en date est donc « Une main m’avalait, pleurait l’autre peut-être« , du plasticien Makis Yalienos, installé à Strasbourg depuis 4 ans. Pour la petite histoire, il est question dans cette fresque de disparition, du manque, de l’inexistant. Le vernissage a eu lieu le 28 juin dernier et l’expo dure jusqu’au 9 septembre. Si jamais vous passez devant… (il n’y a rien à visiter, juste à jeter un oeil en passant).

 

 

 

 

 

 

A l’heure actuelle, je ne peux pas vous dire à quoi sera consacré la prochaine installation, ni quand. Mais concernant les expos précédentes, vous pouvez en savoir plus ICI


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Guillaume
Guillaume
Guidé de ci de là par une étoile, né entre Rhône et Saône, bercé par le Rhin.

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